Vous lancez votre micro-entreprise et on vous demande une attestation sur l’honneur de non-condamnation ? Vous vous demandez à quoi sert exactement ce document et comment bien le rédiger ?
Pas de panique ! Cette formalité, bien qu’obligatoire pour certains secteurs, reste assez simple à comprendre et à réaliser. Elle fait partie des pièces justificatives exigées lors de votre immatriculation au registre national des entreprises.
Dans cet article, vous allez découvrir tout ce qu’il faut savoir sur cette attestation : qui doit la fournir, comment la rédiger correctement, et surtout quels sont les risques en cas de fausse déclaration. Allez, on démêle tout ça ensemble !
Qu’est-ce que l’attestation sur l’honneur de non-condamnation ?
L’attestation sur l’honneur de non-condamnation est un document par lequel vous déclarez n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation pénale, sanction civile ou administrative de nature à vous interdire de gérer une entreprise ou d’exercer une activité commerciale.
Concrètement, cette déclaration doit mentionner que vous n’avez ‘fait l’objet d’aucune condamnation pénale, sanction civile ou administrative nature interdire gérer une personne morale exercer activité commerciale’. Cette formulation peut paraître lourde, mais elle couvre tous les cas d’interdictions possibles.
Le document doit également comporter une déclaration de filiation pour éviter toute confusion avec des homonymes. Vous devez donc indiquer vos nom, prénom, date et lieu de naissance, ainsi que les noms et prénoms de vos parents (ou la mention ‘parents non déclarés’ le cas échéant).
| Mentions obligatoires | Détails |
|---|---|
| Identité complète | Nom, prénom, date et lieu de naissance |
| Filiation | Noms et prénoms des parents |
| Déclaration de non-condamnation | Formule standard obligatoire |
| Date et lieu | Date et lieu de signature |
| Signature manuscrite | Indispensable pour valider |
Cette attestation fait partie des démarches administratives dématérialisées que vous effectuez via le guichet unique. Elle accompagne votre dossier d’immatriculation et permet aux autorités de vérifier votre capacité légale à diriger une entreprise.
Qui doit fournir cette attestation et dans quels cas ?
Tous les micro-entrepreneurs ne sont pas logés à la même enseigne concernant cette obligation. La réglementation distingue clairement les secteurs d’activité :
Les commerçants et artisans doivent obligatoirement fournir cette attestation lors de leur immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au registre national des entreprises. Cette obligation découle de l’article A123-51 du Code de commerce.
En revanche, les professions libérales en micro-entreprise sont généralement exemptées de cette formalité. Leurs activités étant soumises à d’autres réglementations spécifiques, elles échappent à cette obligation administrative.
L’administration peut contrôler la véracité de votre déclaration en consultant le bulletin n°2 de votre casier judiciaire. Ce document contient les condamnations pénales et mesures administratives susceptibles d’interdire la gestion d’entreprise.
Le service public met à disposition un simulateur en ligne sur service-public.fr pour vous aider à rédiger correctement cette attestation. Cet outil gratuit vous guide pas à pas dans la rédaction et garantit la conformité de votre déclaration.
Les conditions générales d’utilisation du guichet unique précisent que cette attestation doit être signée manuscritement, même si le reste du dossier est dématérialisé. Cette exigence vise à renforcer la valeur juridique du document.
Contrôles, sanctions et conséquences juridiques
Ne vous y trompez pas : cette attestation n’est pas une simple formalité administrative. Les autorités exercent des contrôles réguliers pour vérifier la sincérité des déclarations, notamment via le Fichier National des Interdits de Gérer (FNIG).
En cas de fausse déclaration, les sanctions sont particulièrement lourdes. L’article L123-5 du Code de commerce prévoit une amende maximale de 4 500 euros et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 6 mois. Ces sanctions ne sont pas théoriques : elles sont effectivement appliquées par les tribunaux.
Si une condamnation antérieure vous interdit effectivement de gérer une entreprise, votre immatriculation sera refusée ou annulée. Les interdictions de gérer peuvent durer jusqu’à 15 ans selon la gravité des faits (faillite personnelle, escroquerie, abus de confiance, etc.).
- Vérification systématique : consultation du bulletin n°2 du casier judiciaire
- Croisement des données : vérification avec le FNIG et autres fichiers administratifs
- Contrôles inopinés : possibilité de vérification a posteriori
- Sanctions pénales : amende de 4 500€ et 6 mois d’emprisonnement maximum
Pour éviter tout problème, la transparence reste la meilleure stratégie. Si vous avez des doutes sur votre situation judiciaire, vous pouvez demander votre bulletin n°2 de casier judiciaire en ligne ou consulter un avocat spécialisé. Mieux vaut prévenir que subir les conséquences d’une fausse déclaration involontaire.
Le site officiel du gouvernement propose des modèles types et des informations légales précises pour vous accompagner dans cette démarche. Ces ressources officielles garantissent la conformité de votre attestation aux exigences réglementaires en vigueur.




