Vous êtes en prépa et les résultats d’admissibilité BCE 2024 viennent de tomber ? Vous voulez savoir si votre moyenne vous place au bon niveau pour les oraux ? Ou peut-être que vous cherchez simplement à comprendre comment fonctionnent ces fameuses barres d’admissibilité ?
Vous tombez bien !
Ces barres sont l’un des indicateurs les plus scrutés par les candidats, et pour cause : elles déterminent qui passe aux oraux et qui s’arrête là. Mais entre les différences BCE-ECRICOME, les stratégies d’écoles et les évolutions d’une année sur l’autre, pas facile de s’y retrouver.
Que vous soyez admissible ou que vous prépariez déjà l’année prochaine, voici tout ce qu’il faut savoir sur les barres 2024 et les tendances pour 2025 !
Qu’est-ce que la barre d’admissibilité ?
La barre d’admissibilité correspond à la note minimale (ramenée sur 20) que vous devez obtenir aux épreuves écrites pour être convoqué aux oraux d’une école. C’est en quelque sorte le premier filtre de sélection du concours.
Concrètement, chaque école de commerce fixe sa propre barre chaque année. Si votre moyenne générale aux écrits est supérieure ou égale à cette barre, vous êtes admissible et pouvez passer les oraux. Si elle est en dessous, votre parcours s’arrête là pour cette école.
Cette barre constitue un indicateur majeur de la sélectivité aux écrits. Plus une école a une barre élevée, plus elle est sélective sur les résultats écrits. Mais attention, ce n’est qu’une partie de l’histoire : l’admission finale dépend de votre performance globale (écrit + oral) selon les coefficients propres à chaque école.
Les barres varient énormément selon les établissements. En 2024, elles s’échelonnent approximativement de 10 pour certaines écoles du milieu de tableau à plus de 15 pour les plus prestigieuses comme HEC.
BCE vs ECRICOME : pourquoi on ne compare pas les notes
Première chose à retenir : vous ne pouvez pas comparer directement une barre BCE avec une barre ECRICOME. Les deux banques d’épreuves ont des systèmes de notation différents, des coefficients différents et des épreuves qui ne sont pas identiques.
Du côté BCE, vous avez des écoles comme HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC ou emlyon. Les épreuves portent sur les mathématiques, le français-philosophie, la culture générale, les langues et une épreuve à option selon votre filière (ECG, ECT, CPGE littéraires).
Côté ECRICOME, on retrouve notamment KEDGE, NEOMA, Montpellier BS ou l’EM Strasbourg. Le format des épreuves diffère, notamment avec une approche différente de la culture générale et des coefficients qui ne sont pas les mêmes.
Cette différence explique pourquoi les sites spécialisés comme Major Prépa ou Mister Prépa traitent séparément les barres des deux banques. Une moyenne de 12 en BCE ne correspond pas du tout à une moyenne de 12 en ECRICOME.
Comment les écoles fixent-elles leur barre ?
Fixer la barre d’admissibilité représente un véritable exercice d’équilibriste pour chaque école. Plusieurs facteurs entrent en jeu dans cette décision stratégique.
D’abord, l’école doit décider si elle veut être sélective aux écrits ou aux oraux. Une barre élevée limite le nombre d’admissibles mais garantit un niveau minimal. Une barre plus basse permet de découvrir des profils atypiques aux oraux, mais nécessite plus de moyens logistiques.
Ensuite, il y a la volonté de remplir la promotion. Une école qui fixe sa barre trop haut risque de ne pas avoir assez de candidats pour remplir toutes ses places. Trop bas, et elle peut donner l’impression d’être moins sélective.
L’image et le classement SIGEM jouent également un rôle. Les écoles surveillent leur positionnement et ajustent leurs barres en conséquence. Le nombre de candidats cette année influence aussi ces décisions : plus il y a de candidats, plus les écoles peuvent se permettre d’être sélectives.
Sans oublier les mesures spécifiques comme les bonus boursiers, les doubles appels ou les places réservées à certains profils, qui compliquent l’estimation des barres réelles.
Tendances 2024-2025 : les chiffres clés
L’année 2024 marque un tournant après les baisses observées en 2022-2023. On observe une remontée généralisée des barres pour la plupart des écoles, et voici pourquoi.
Le nombre de candidats a augmenté d’environ 400 personnes par rapport à l’année précédente. Cette hausse mécaniquement plus de pression sur les barres d’admissibilité, surtout pour les écoles les plus demandées.
Heureusement, cette tendance est partiellement compensée par une augmentation du nombre de places. Le top 10 des écoles a ouvert environ 125 places supplémentaires entre les deux années, ce qui atténue légèrement la hausse des barres.
Les barres estimées pour 2024-2025
| École | Barre estimée 2024 | Évolution |
|---|---|---|
| HEC Paris | 15,0 – 15,3 | Stable à légère hausse |
| ESSEC | 13,8 – 13,9 | Légère hausse |
| ESCP | 13,3 | Stable |
| EDHEC | 12,8 – 12,9 | Légère hausse |
| emlyon | 12,0 | Stable |
| SKEMA | 11,0 | Stabilisation |
| Audencia | 10,0 | Légère hausse |
Ces chiffres restent des estimations basées sur les tendances observées et les retours de candidats. Les barres officielles ne sont généralement pas communiquées par les écoles.
On remarque que le top 5 reste relativement stable, tandis que les écoles du milieu de tableau sont plus influencées par les évolutions du nombre de candidats et leurs stratégies propres.
Cas particuliers et méthodologie
Plusieurs éléments peuvent fausser l’estimation des barres réelles. Le double appel pratiqué par certaines écoles permet de convoquer plus de candidats aux oraux si le premier contingent ne suffit pas à remplir la promotion.
Les bonus boursiers accordés par HEC (0,5 point) et d’autres écoles modifient également la donne. Un candidat boursier peut être admissible avec une moyenne légèrement inférieure à la barre ‘classique’.
Certaines écoles utilisent aussi des coefficients particuliers ou des épreuves éliminatoires qui compliquent le calcul d’une barre unique. C’est pourquoi les simulateurs comme ceux proposés sur les sites spécialisés restent des outils d’estimation.
La méthodologie pour estimer ces barres repose sur plusieurs sources : retours de candidats, analyses des sites spécialisés, communiqués officieux et comparaisons d’une année sur l’autre. Les chiffres les plus fiables viennent généralement des sites comme Major Prépa ou Planète Grandes Écoles qui collectent ces données chaque année.
Que faire si vous êtes autour de la barre ?
Votre moyenne tourne autour de la barre estimée d’une école qui vous intéresse ? Pas de panique, plusieurs éléments sont à prendre en compte.
D’abord, rappelez-vous que ces barres restent des estimations. Les écoles peuvent ajuster leurs critères en fonction du pool de candidats final. Une école qui constate qu’elle n’aura pas assez d’admissibles peut légèrement baisser sa barre.
Ensuite, concentrez-vous sur la préparation des oraux. Même si vous êtes tout juste admissible, une excellente performance aux oraux peut complètement changer la donne. Les coefficients oraux représentent souvent 40 à 60% de la note finale selon les écoles.
N’oubliez pas non plus les spécificités de votre profil. Si vous être boursier, si vous avez un parcours atypique valorisé par certaines écoles, ou si vous excellez dans certaines épreuves fortement coefficientées aux oraux, vos chances peuvent être meilleures que ne le laisse penser votre seule moyenne aux écrits.
Enfin, gardez plusieurs fers au feu. Les candidats qui réussissent le mieux sont souvent ceux qui préparent sérieusement les oraux de toutes les écoles où ils sont admissibles, sans se focaliser uniquement sur leur école ‘rêve’.
FAQ : Vos questions sur les barres d’admissibilité
Quelle est la différence entre les barres BCE et ECRICOME 2024 ?
Les barres ne sont pas comparables entre les deux banques. BCE et ECRICOME ont des épreuves différentes, des coefficients différents et des systèmes de notation qui ne permettent pas de comparaison directe. Une moyenne de 12 en BCE ne correspond pas à une moyenne de 12 en ECRICOME.
Comment utiliser un simulateur de barre d’admissibilité ?
Les simulateurs vous donnent une estimation de vos chances en fonction de vos notes aux différentes épreuves. Mais attention, ils se basent sur les données des années précédentes et ne peuvent pas prédire les ajustements que feront les écoles. Utilisez-les comme indicateur, pas comme vérité absolue.
Les barres d’admissibilité vont-elles encore augmenter en 2025 ?
Cela dépendra principalement du nombre de candidats et du nombre de places offertes. Si la hausse des candidatures se confirme sans augmentation proportionnelle des places, les barres pourraient encore progresser légèrement. Mais les écoles cherchent aussi un équilibre pour ne pas devenir inaccessibles.
Que faire si je suis juste en dessous de la barre estimée ?
Ne perdez pas espoir ! Les barres restent des estimations et les écoles peuvent les ajuster. De plus, certains dispositifs comme les doubles appels ou les bonus spécifiques peuvent jouer en votre faveur. Préparez-vous quand même aux oraux des écoles où vous pourriez être admissible.




